Évaluer le développement d’un logiciel sur mesure

Jamais autant qu’aujourd’hui, les solutions informatiques offertes aux PME n’ont été plus variées et accessibles. Beaucoup de besoins courants ont leurs solutions. Qu’il s’agisse de comptabilité, de marketing ou de gestion de la relation client, on trouve toute une gamme de solutions logicielles permettant aux entreprises de toutes tailles de trouver des solutions à bon prix sans avoir recours à des équipes de développement logiciel. Les logiciels offerts en tant que service (software as a service ou SAAS) ont la cote, car ils permettent de bénéficier d’une solution rapidement tout en permettant de contrôler les coûts en fonction de la croissance de l’entreprise. Toutefois, les besoins sont parfois tellement spécifiques et pointus que les solutions offertes ne conviennent pas. C’est alors que les dirigeants doivent se tourner vers le développement sur mesure.

Ça doit être cher de faire du développement sur mesure?

J’entends tout de suite un tas de personnes dire « oh que oui! », mais je crois, en fait, que la réponse est « non, quand on sait comment s’y prendre pour le faire en étape! » Le problème avec le développement sur mesure, c’est qu’on ne sait pas toujours exactement ce dont on aura besoin comme logiciel. Évidemment, on peut se faire une idée générale d’un logiciel répondant à un besoin réel à haut niveau. Cependant, comme disait Nietzsche : « Le diable est dans les détails. » Et c’est quand on entre dans les détails que tout se complique. Le propre du logiciel sur mesure est qu’il existe d’abord dans la tête de quelqu’un pour répondre à un besoin unique. Puisqu’il n’existait pas, personne n’a pu vraiment l’essayer, le tester, voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Il est donc difficile d’imaginer l’ensemble de l’œuvre avant de l’avoir créé et essayé. C’est comme construire une maison à partir d’un plan. On réalise le résultat au fur et à mesure que les murs apparaissent. Toutefois, une chose est pire que ne pas savoir, c’est quand on croit savoir exactement ce dont on a besoin. Combiné au besoin d’en connaître le prix, on finit par se monter une facture très salée. On imagine un tas de fonctionnalités qui nous semblent indispensables et, dans bien des cas, on n’a pas une idée claire du besoin qu’on veut combler.

Dans notre /studio de développement nous fixons ensemble les premiers objectifs et nous amorçons le développement sans plus attendre. À l’issue de cette première étape, les clients obtiennent une version fonctionnelle de son logiciel dont ils peuvent déjà tirer des avantages.

Vais-je avoir tout ce dont j’ai besoin avec ce budget?

Voilà probablement la question qui m’est posée le plus souvent. Enfin, après avoir répondu à la question « Combien ça coûte? », c’est sans doute celle qui vient le plus rapidement. C’est qu’il y a quelque chose de viscéral dans le fait de vouloir tout savoir avant de commencer. Même pour moi qui écris actuellement ce billet, j’ai ce réflexe dans ma vie personnelle. Ça me rappelle une histoire. Il y a quelques années, ma conjointe et moi avons acheté une nouvelle propriété. Dès notre arrivée, nous avons entrepris des travaux à l’extérieur de la maison en vue de permettre à nos chiens de profiter pleinement de l’immense espace disponible pour courir et s’amuser et aussi d’assurer leur sécurité et celle des voisins. Pour réaliser les travaux, nous avons fait appel à des fournisseurs afin d’avoir une idée des prix et de nous aider dans nos décisions. Après avoir expliqué nos besoins, la première question que nous avons posée a été : « Combien ça coûte? » Malgré toutes les heures passées à expliquer à mes clients que cette question n’est pas la bonne, voilà que je pose la même question à mon fournisseur. Évidemment, sa réponse comportait plusieurs « Ça dépend ». Je me suis aperçu rapidement qu’il me servait le même discours que je fais à mes clients. Après avoir bien compris toutes les possibilités et les incertitudes, ma conjointe s’est empressée de poser la deuxième question : « Est-ce qu’on aura ce qu’on veut tout en respectant notre budget? » On a tous cette peur de dépasser le budget prévu pour terminer le projet. Cette histoire n’est pas unique à ma conjointe et moi. Ce problème est sans doute lié à une vision trop large qu’on a de notre projet, quel qu’il soit. On tente de tout aborder en même temps, et ce n’est pas toujours nécessaire. Le temps a révélé que nous aurions pu travailler uniquement sur une partie du terrain d’abord, car c’est là que les chiens passent près de 90 % de leur temps. L’estimation aurait alors été beaucoup plus basse que notre budget disponible, et les investissements subséquents auraient peut-être été alloués à des choses différentes, plus pressantes et répondant mieux à nos besoins du moment. La façon de regarder notre projet comme un tout et de tenter de répondre à toutes les questions dès le départ nous a forcés à évaluer beaucoup de choses et à contribuer à faire grossir le budget total.

Avec l’expérience acquise dans notre /studio, nous savon qu’il est parfois possible de satisfaire les besoins d’affaires initialement envisagés avec aussi peu que la moitié du budget prévu.

 

C’est comme une course de fond!

Se lancer dans un projet de développement d’un logiciel sur mesure, c’est comme courir un marathon. Dans un marathon, on doit bien gérer la dépense d’énergie afin de s’assurer d’en avoir assez pour couvrir la distance demandée. L’idée, c’est de maximiser l’utilisation de l’énergie. C’est un peu la même chose pour le développement logiciel. Il faut maximiser l’utilisation du budget afin de couvrir le plus de besoins essentiels, donc éviter les dépenses qui ne servent pas immédiatement le besoin ou qui n’ont pas une réelle valeur. La course se vit sur le moment. On ajuste la dépense énergétique en fonction de ce qui se passe, seconde après seconde. Pour le développement logiciel, c’est la même chose. On utilise le budget en fonction de ce qu’on a besoin maintenant, pas plus, et on s’ajuste jour après jour. On comprend alors que la question la plus importante que l’on doit se poser n’est pas « Combien ça coûte? », mais plutôt « Qu’est-ce qu’on va faire avec le budget? »

Par où on commence?

Même si la question principale n’est pas de savoir combien ça coûte, on doit tout de même avoir un budget. Par conséquent, on doit avoir une idée à très haut niveau de ce qu’on veut faire. Cette vision préliminaire du logiciel à développer permettra de déterminer un budget en fonction des grands thèmes qu’on pense nécessaires pour combler le besoin. On sait déjà que ce ne sera pas tout à fait ça, mais on doit partir quelque part. Ensuite, on découpe le projet en petites étapes – chacune répondant à un besoin spécifique – qu’on peut utiliser sur le champ. C’est la succession des étapes qui, petit à petit, nous donnera un logiciel de plus en plus complet. Il est donc plus facile de contrôler le coût total du projet et on peut obtenir quelque chose de fonctionnel en très peu de temps. Bref, pour ceux qui veulent faire développer un logiciel sur mesure, attardez-vous d’abord à penser à quel serait le besoin vous donnant le plus de valeur maintenant. Ensuite, demandez une évaluation pour ce besoin uniquement. Il s’agira du coût initial de votre projet. Oui, il est possible de faire un logiciel qui ne coûte pas une fortune. Il s’agit de bien gérer nos besoins.

Découvrez comment Pyxis /studio peut développer votre logiciel sur mesure. Nous nous spécialisons en développement sur mesure pour des clients qui cherchent des solutions uniques et qui veulent maximiser la valeur de leur investissement. Depuis plus de 13 ans, notre équipe de développement a fait la preuve de son Agilité, de sa créativité, de son esprit collaboratif et de son engagement indéfectible envers nos clients.

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martin landreville

Martin a amorcé sa carrière à titre de développeur pour ensuite se concentrer sur le développement client-serveur et la création d’équipes de développement responsables de la réalisation de projets de moyenne et grande envergures. De plus, il a offert de la formation sur le développement orienté objet et sur le développement client-serveur, et ce, au Canada et aux États-Unis. Depuis plus de 15 ans, il se concentre sur la gestion d’équipes de développement et de gestion applicative et sur la mise en place de processus permettant la prise en charge de portefeuilles d’applications.