… de l’outil, ou plutôt du véhicule à certaines occasions.

Lors de mes leçons de pilotage, il y a plus de dix ans, mon instructeur m’a enseigné que c’est le pilote qui doit avoir le contrôle sur l’avion et jamais l’inverse. Une leçon primordiale, applicable à de nombreux égards à la maniabilité de l’appareil, à ses indicateurs, à la météo et au trafic du moment. Mais elle est aussi applicable à de nombreux domaines, et la gestion de projet n’y fait pas défaut!

Que vous travailliez dans un cadre Agile ou pas, en utilisant Scrum ou Kanban, des Post-it® ou des solutions informatisées, échangeons un peu sur vos outils de tous les jours!

Cela ne vous rappelle rien?

« Bonjour à tous, et merci d’être présents à cette réunion. Comme vous le savez, à la suite de notre réorganisation, nous devons à nouveau revoir notre gamme de logiciels de gestion et de suivi de projets. Par la même occasion, nous devons aussi louer un nouveau bureau afin de regrouper tous les membres de l’équipe! »

« Si je peux me permettre, nous avons déjà cherché et il semble que Super Agile Software 2015 est la solution évidente. On peut aussi demander des fonctionnalités modulables par la suite, selon nos besoins. J’admets aussi, j’adore leurs graphiques! »

« OK, mais cela va coûter une fortune! Franchement, tous ces logiciels sont inutiles… On utilise déjà des logiciels de bureautique depuis 20 ans. Partageons et éditons nos documents sur le serveur. Et puis, j’aime bien les images contenues dans leur bibliothèque. »

« Vous oubliez les solutions open source! Il suffit d’en déployer une sur le cloud et tout est réglé. Il y a en effet un peu de maintenance à faire de temps en temps, mais cela reste raisonnable. »

« Et le jour où la solution ne sera plus maintenue? … où les limites fonctionnelles seront atteintes? On revient en arrière? Non merci. »

« Allons-y pour Super Agile Software 2015 alors. En plus, ça nous permettra de garder un œil sur les heures réalisées par les développeurs, qui sont sans cesse dans le rouge. »

« Et pour les bureaux, on va louer à côté? Ils sont les moins chers de la région. 50 000 € par mois tout compris. »

« Ouille! »

« Ah oui quand même! »

(En général, la discussion s’arrête ici et la décision est prise.)

« Euh… J’ai une idée à proposer. »

« Allez-y, nous n’avons rien à perdre! »

« Et si on créait un bureau virtuel en ligne? On est assez peu nombreux pour créer nos propres comptes gratuitement et profiter de services de base, qui sont amplement suffisants. En plus, nous pourrions travailler de chez nous et utiliser la téléconférence. Nos partenaires à Pyxis Suisse ont fait l’expérience; ça a très bien marché pour eux. Nous pourrions tenter l’expérience avec l’équipe et nous adapter selon le résultat… »

« Gérard, merci. Vous méritez une augmentation! »

Une multitude d’outils pour le meilleur… et pour le pire!

Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à faire quelques recherches éclair sur les outils de gestion de projets, classiques et Agiles, ainsi que sur ceux centrés sur le travail collaboratif à distance. Vous en serez vite submergés!

Malgré quelques leaders reconnus comme la panacée du milieu et certains tarifs exorbitants, il est difficile de trouver chaussure à son pied. Trop souvent, le choix est long et laborieux, et lorsqu’il est fait, la solution choisie ne convient pas à ceux qui vont l’employer.

Bien que les recommandations partent d’une bonne intention, il est important de retenir ce qui suit :

  • Les utilisateurs doivent participer à la décision.
  • Les utilisateurs doivent être libres de s’approprier ou non l’outil afin de ne pas en être les « esclaves ».
  • L’outil doit apporter des avantages et ne pas briser leur potentiel.

Selon moi, si l’un de ces points n’est pas respecté, la nécessité de l’outil doit être remise en cause. Ça veut dire que son besoin n’est pas fondé ou est difficilement justifiable. Et s’il est déjà employé, il faut s’interroger sur son utilité, car elle ne simplifie aucunement la situation.

Retour aux éléments fondamentaux

Les plus fervents défenseurs de l’Agilité parmi vous auront compris où je veux en venir. Si l’on parcourt à nouveau le manifeste Agile, on y indique que pour développer des logiciels plus efficacement, nous avons tout intérêt à privilégier les personnes et leurs interactions avant de nous préoccuper des processus et outils.

La résolution d’un problème ou la suppression d’un obstacle apportent la plupart du temps son lot de complexité. La collaboration repose sur la communication, et ce dernier facteur est une composante primaire de la complexité d’un projet. L’utilisation de vos outils collaboratifs relève-t-elle d’un problème réel ou a-t-elle été imposée? Si le problème existe bel et bien, reformulez-le dans le domaine de la communication : avez-vous tenté ou devez-vous tenter une autre approche pour le résoudre?

Il n’est pas forcément trop tard pour revenir sur la piste (d’atterrissage)! En attaquant la véritable cause de ce supposé besoin, vous ciblerez alors vraiment ce qui, pour vos équipes, collaborateurs et clients, apporte de la valeur.

Pour cela, rien de tel que de bonnes réflexions et discussions collectives, au même endroit et sans intermédiaires!

Et vous, êtes-vous sous l’emprise de vos outils?

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