Je parle beaucoup avec les gens qui m’entourent de leadership co-créatif et de collaboration. Mon équipe et moi collaborons beaucoup avec nos clients, mais pas aussi souvent que nous le faisons entre nous.

La plupart du temps, vous avez le choix de collaborer ou non. Quand la collaboration est optionnelle, vous vous donnez une porte de sortie, et il y a des chances que vous trouviez une raison de ne pas le faire. Mais même si la collaboration peut être inconfortable au début, plus vous la pratiquez, meilleur vous devenez.

Mon équipe et moi avons encore de la difficulté à nous entendre sur certaines choses quand nous travaillons ensemble, mais cela fait partie du plaisir de la collaboration. Cela démontre que même de soi-disant « experts » éprouvent parfois des difficultés !

Voici cinq moyens de vous permettre d’être une voix parmi plusieurs dans une conversation :

  1. Ayez un objectif clair.

Pour commencer à collaborer sur quelque chose, vous devez avoir une compréhension commune de ce que vous tentez d’accomplir. Sans un objectif clair et partagé, il est difficile de faire quoi que ce soit en tant qu’équipe. L’objectif peut être aussi simple qu’une affirmation sur laquelle tout le monde s’entend. Vous pourriez également trouver cela plus utile d’avoir une liste de trois ou quatre objectifs.

Au cours des quelques semaines à venir, pour pratiquer, observez les rencontres auxquelles vous participez. Quelle est l’intention de la rencontre ? Qu’arrive-t-il quand l’intention est claire, et qu’arrive-t-il quand elle ne l’est pas? Comment les gens participent-ils ?

  1. Donnez aux autres la permission de mener.

Il est essentiel de se rappeler que les bons leaders doivent aussi avoir l’aptitude d’être menés. Le véritable secret, c’est de déterminer quand vous devez mener et quand vous devez suivre.

Pensez à la dernière rencontre à laquelle vous avez participé et qui réunissait plusieurs personnes ayant de fortes personnalités. Est-ce que les gens collaboraient aisément ou est-ce qu’ils se confrontaient la plupart du temps ? Les gens s’affrontent quand ils ne donnent pas aux autres la permission de mener et quand ils ne veulent pas suivre qui que ce soit d’autre.

Au cours d’une prochaine rencontre, quand vous remarquerez que des gens s’opposent, donnez la permission à quelqu’un de mener. Voyez s’il accepte ou refuse et, encore plus important, remarquez s’il accorde cette permission à quelqu’un d’autre.

  1. Accordez de la place à d’autres idées.

Parmi les bagages que nous apportons en tant que leaders lors des rencontres, il y a nos idées. Quand vous devenez trop attaché à vos propres idées, reste-t-il de la place pour écouter celles des autres ?

Une fois de plus, vous voulez trouver le bon équilibre. Comment pouvez-vous écouter les idées des autres tout en y ajoutant certaines des vôtres ? L’inverse est également vrai : comment pouvez-vous mettre vos propres idées sur la table et permettre aux autres de s’appuyer sur celles-ci? En fin de compte, souciez-vous de trouver la bonne solution, pas du fait que vous ou quelqu’un d’autre ayez raison.

Prenez le temps d’écouter et soyez plus conscient de ce que les autres membres de votre équipe disent. Quelles idées proposez-vous ? À quelles idées sont-ils réceptifs, lesquelles ignorent-ils ? Remarquez si les gens n’écoutent que les idées qui servent les leurs. Quelles autres idées pouvez-vous soutenir et sur lesquelles pouvez-vous vous appuyer ?

  1. Faites preuve de flexibilité envers vos propres besoins pour satisfaire ceux des autres.

À part les idées, les gens entrent en conflit en raison de leurs besoins. Par exemple, quelqu’un pourrait devoir trouver une solution à toute épreuve alors qu’un autre pourrait avoir besoin d’une solution rapide.

Quand vous n’êtes pas conscient des besoins des autres, cela peut créer des situations embarrassantes. Il n’y a pas d’ouverture à la convergence parce que les gens ne savent pas vers où converger. Parfois, vous devez faire preuve de flexibilité afin de permettre la collaboration.

Essayez d’écouter les membres de votre équipe et de définir leurs besoins. Les communiquent-ils haut et fort ou ne les communiquent-ils pas du tout ? Demandez à chacun quels sont ses besoins et affichez-les à la vue de tous. Que pouvez-vous faire pour vous assurer que la conversation répond aux besoins de la plupart des gens présents ?

  1. Soyez humble.

 La collaboration s’améliore quand tout le monde est suffisamment humble pour accepter l’apport de chacun. Vous avez vos propres forces en tant qu’individu, comme tout le monde.

L’humilité se révèle dans votre façon de répondre quand les gens défient vos idées ou comment vous discutez de celles des autres. Répondez-vous aux questionnements de façon calme ou jugez-vous plutôt les autres? Il est aussi question de comment vous vous présentez à votre équipe. Parlez-vous de vous-même comme d’une vedette ou aidez-vous les autres à devenir des vedettes ?

Réfléchissez un instant à ce que l’humilité signifie pour vous et prenez des notes. Au cours de votre prochaine rencontre, remarquez la présence ou l’absence d’humilité et ce qui se produit lorsque vous faite preuve d’humilité. À quel point êtes-vous à l’aise d’être humble en tant que leader ?

 

 

 

 

 

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steffan surdek

Steffan est un coach Agile. Il est également en charge du bureau de Pyxis Cultures.
Les clients sont au centre de son approche et il partage son expertise avec eux. Il a à cœur leurs équipes et leurs résultats. Il travaille avec eux afin de trouver les solutions Agiles qui répondent à leurs besoins d’affaires.

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