Tout d’abord, je vous souhaite une belle année ! Qu’elle vous permette de cheminer vers une meilleure version de vous-même, avec douceur et engagement.

Pour y parvenir, beaucoup d’entre nous vont tenter de s’engager dans ce que l’on appelle communément les « bonnes résolutions ». Personnellement, je préfère les appeler « des moyens que nous identifions pour devenir une meilleure version de nous-même, plus en lien avec la personne que nous voulons être et incarner.” Cela me parle et m’engage d’avantage.

Dans mon précédent article « Conscientiser ses apprentissages plutôt que de prendre de nouvelles résolutions », je vous invitais à avoir un regard différent sur la manière d’appréhender la définition des « résolutions » que nous voulons prendre : plus ancré dans nos apprentissages de l’année écoulée que dans les projections de l’année à venir.

Ces apprentissages vont, potentiellement, faire naître de nouveaux besoins et peut être vous amener à définir ces fameuses « bonnes résolutions ». Et nous en faisons tous le constat, le principal enjeu de ces résolutions est de les tenir !

Mais alors, comment s’engager dans un processus nous permettant de nous rapprocher de ce que nous voulons être, pleinement  en mettant en œuvre des « résolutions » justes, atteignables et qui s’inscrivent dans la durée ?

 

L’exemple du parking de la salle de sport

Au début du mois de Janvier, lorsque vous arrivez à la salle de sport, vous peinez à trouver une place. Beaucoup prennent cet engagement avec eux-mêmes d’avoir une pratique sportive régulière et les salles de sport sont pleines à cet instant de l’année. Pourtant, vous revenez un mois plus tard, et le parking est à vous…

J’interprète cela de deux manières :

  • C’est une preuve de motivation / d’intention forte. Une volonté de prendre soin de soi et de son corps, qui se traduit par l’abonnement à la salle de gym.
  • La manière de fonctionner ne semble pas permettre d’installer une forme de pérennité et cela conduit souvent à l’abandon. Cela nous remet alors dans une routine nous éloignant de la volonté de devenir une meilleure version de nous-même.

Comment faire alors pour inscrire ces intentions nouvelles dans la durée ? J’ai la croyance que l’Agilité est un angle pertinent avec lequel regarder cette situation et je vous propose deux axes de réflexion.

 

“Start with Why” !

Comme l’explique merveilleusement bien Simon Sinek dans son Ted « Comment les grands leaders inspirent l’action » (et dans ses différents ouvrages), je vous invite à commencer par énoncer le “pourquoi” de votre nouvelle résolution avant le “comment”. En effet, j’ai pu constater que beaucoup nomment ce qui, selon moi, est un moyen, un « comment », et non un « pourquoi ».
Si je reprends l’exemple de la salle de sport, pour moi c’est le “comment » alors que le “pourquoi” serait « je souhaite prendre soin de moi et de mon corps ».

En Agilité, lorsque l’on démarre un nouveau produit, on demande au Product Owner de bâtir une vision, de définir pourquoi ce produit doit voir le jour. Le comment vient alors ensuite. Par exemple, si le Product Owner doit lancer un nouveau site web, on va lui demander de définir pourquoi cela aura de la valeur pour l’entreprise et/ou le client. A ce stade, définir dans quel langage il sera développé ou encore quel sera le design, n’est pas pertinent. Principalement car c’est peu inspirant. Simon Sinek insiste énormément sur le fait que c’est le « Pourquoi » qui nous inspire, celui qui fait que nous passons à l’action, parce que nous savons à quoi nous contribuons. Cela répond à notre besoin de sens.

Il en est de même pour nos résolutions. Voici des exemples de résolutions qui sont, selon moi, des « comment » (et donc peu inspirantes) :

  • Je vais faire du sport 2 fois par semaine.
  • Je me lève tôt le matin.
  • Je fais un bilan de compétences.

En fonction de notre motivation, de notre volonté, ces « comment » peuvent ressembler à des contraintes plus qu’à des promesses de la personne que je souhaite devenir.

En définissant le “pourquoi” de chacune de ces résolutions, on se donne accès à un champ des possibles plus large et plus inspirant. Par exemple :

  • Je souhaite prendre soin de moi et de mon corps qui me soutient dans tout ce que je fais.
  • Je souhaite prendre un temps de qualité pour moi, seul(e), me permettant de réaliser des activités importantes à mon équilibre.
  • Je souhaite investir sur moi en trouvant un job, une activité qui répond à mon besoin de sens, de challenge et de contribution.

Enfin, la valeur que je vois à commencer par formuler un « pourquoi » c’est que cela nous laisse beaucoup plus de possibilités pour définir comment y répondre.

Encore une fois, en Agilité, le Product Owner formule une vision et c’est en équipe qu’est prise la décision de comment faire de cette vision une réalité.

Reprenons l’exemple de notre site web. Un Product Owner ne demande pas à l’équipe « Il me faut une barre de recherche dynamique en haut de l’écran qui propose des résultats à l’utilisateur dès qu’il a tapé 3 caractères.” Non, le Product Owner va formuler un besoin « J’ai besoin que l’utilisateur puisse trouver ce qu’il recherche de manière fluide et efficace ». A partir de là voyons les moyens de rendre cela possible.

Il en est de même pour les résolutions : plutôt que de formuler « je vais faire du sport deux fois par semaine » et d’arrêter au bout de trois semaines, nommons le pourquoi, par exemple « Je souhaite prendre soin de moi et de mon corps qui me soutient dans tout ce que je fais ».
Il y a alors plusieurs moyens de répondre à ce “pourquoi”. Le sport en est un. Mais il y en a d’autres qui vous correspondent peut-être mieux. On peut penser à la méditation, votre alimentation, vous faire masser, votre mobilité durant la journée… Tous ces éléments contribuent au même « pourquoi » et vous donnent plus de l’attitude.

 

L’itératif et incrémental

L’Agilité est pertinente pour adresser la complexité. Pour cela, elle propose de fonctionner de manière itérative et incrémentale. Cela revient à découper un objectif, une vision, un pourquoi, qui se situe à horizon plutôt long terme, en éléments concrets, actionnables, à très court terme. Et chercher à s’améliorer petit à petit certes, mais à chaque fois.
La grande puissance selon moi de ce fonctionnement est de nous permettre de démarrer. De ne pas rester bloqués, impressionnés, perdus face à un objectif très ambitieux.

Si l’on reprend notre résolution « Je souhaite prendre soin de moi et de mon corps qui me soutient dans tout ce que je fais ». Comment puis-je réaliser cela ?

Voici une question que je trouve pertinente : « qu’est-ce que je veux / peux faire CONCRETEMENT dans les deux prochaines semaines ou le prochain mois, qui me rapproche de cette intention et qui me semble réalisable ? »

Cela ne va pas forcément être des avancées incroyables qui vont révolutionner votre vie (à ce stade). Ce sont néanmoins des choix conscients, qui semblent adaptés et possibles pour vous.
Pour répondre à l’intention de « prendre soin de soin et de son corps », on pourrait penser à des premiers pas comme :

  • Arrêter les viennoiseries en arrivant au bureau
  • Travailler debout 1h par jour
  • Monter au bureau par les escaliers plutôt que par l’ascenseur

Rien d’incroyable peut-être, mais c’est un début réaliste qui réduit vos chances d’être en situation d’échec. Car en nous donnant des objectifs trop ambitieux, nous augmentons la possibilité de ne pas les atteindre ou de nous y tenir, et donc, in fine, d’abandonner.

En revanche, définir des premières étapes réalistes nous place plus facilement dans une dynamique d’atteinte de résultats, et nous encourage, ensuite à en définir de nouveaux, un peu plus ambitieux.

 

Pour conclure, je voudrais vous partager le « pourquoi » de cet article : « Vivre dans un monde dans lequel chacun et chacune s’engage dans un processus le/la conduisant à se rapprocher de son plein potentiel ». Il y a énormément de moyens de contribuer à ce pourquoi ! Certains très engageants, complexes et longs. Cet article est un premier pas.

Et vous, quel sera le vôtre ?

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Thomas Gibot

Scrum Master et Coach Agile à Pyxis Suisse, Thomas s’est plongé dans l’Agilité en 2010 et continue d’y évoluer avec une passion et un plaisir toujours grandissants. Il aime promouvoir des environnements fiables, créatifs et efficaces.

Il travaille avec des équipes de direction et des équipes opérationnelles dans l'adoption et la mise en œuvre de principes et de cadres agiles. Il donne plusieurs formations sur l'agilité pour ses clients.

Depuis 2018, Thomas est également Coach Intégral certifié.

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